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Des étudiants américains utilisent les réseaux sociaux pour dénoncer le racisme de leurs camarades

Publié par torrent9officiel

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Il y a presque un mois, l’Afro-Américain George Floyd mourrait lors d’une arrestation policière durant laquelle il a suffoqué sous le genou d’un officier. Depuis, de nombreuses manifestations ont lieu à travers le monde afin de mettre en avant le mouvement Black Lives Matter et de dénoncer le racisme ainsi que les violences policières.

Pour les étudiants américains, les cours ont eu lieu en ligne au cours de ce semestre afin de limiter les risques de propagation du coronavirus. Dans ce contexte particulier, certains se sont tournés vers les réseaux sociaux pour évoquer les questions du racisme, mais également dénoncer certains d’entre eux alors que le mouvement Black Lives Matter ne cesse de prendre de l’ampleur.

La pratique du name and shame appliquée aux comportements racistes

Dans une enquête dédiée au sujet, le New York Times indique que certains étudiants américains ont créé des comptes sur de nombreux réseaux sociaux comme Instagram, Twitter ou Snapchat, mais également Google Docs. L’objectif de ces derniers est de nommer et dénoncer les personnes coupables de comportements jugés racistes par les comptes en question.

Au lycée de San Marcos, en Californie, par exemple, un compte Instagram a partagé un très grand nombre de captures d’écran et de vidéos dans lesquelles certains élèves utilisaient des insultes racistes ou réalisaient le George Floyd challenge. Né suite au meurtre de l’homme du même nom, ce défi vise à reproduire la scène au cours de laquelle l’Afro-Américain est mort. En moins de 48 heures, le compte Instagram rassemblait plus de 3 000 abonnés, sachant qu’il mentionnait presque toujours le prénom et le nom des personnes visées.

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Il ne s’agit là que d’un exemple, car de nombreux autres lycées ont également droit à la création de comptes dont le but est toujours de nommer et dénoncer les personnes jugées racistes. Logiquement, la pratique a entraîné des cas de harcèlement ou de doxxing, une pratique visant à faire fuiter en ligne des informations personnelles sur une personne —comme son numéro de téléphone ou son adresse. Une jeune fille indique avoir été harcelée, car son père est policier. Ses propres amis ont considéré qu’elle était raciste et qu’ils ne pouvaient pas la soutenir.

Des élèves qui semblent plutôt d’accord avec ces pratiques expliquent leur positionnement. Mariwa Gambo, 15 ans, lycéenne à New York, indique par exemple : « Les gens pensent que lorsque vous dénoncer un étudiant raciste, cela ruine leur vie. Mais quand vous les empêchez d’avancer, vous contribuez à stopper la propagation d’avocats ou de médecins racistes ou de personnes qui rendent la vie plus difficile à la communauté noire ». Certains comptes visent spécifiquement des étudiants qui sont prêts à aller à l’université en espérant que cette dernière annulera leur inscription à cause de leur propos ou de leur comportement racistes.

La problématique actuelle est celle qu’on retrouve régulièrement sur les réseaux sociaux, particulièrement Twitter, lors de polémiques. Il s’agit là de la mise en pratique du name and shame, que l’on pourrait traduire par « nommer et couvrir de honte », ce qui signifie qu’une personne va explicitement citer une qutre personne accusée afin que celle-ci soit mise au pilori et se soumette au jugement populaire. Si elle est parfois utilisée envers les institutions, gouvernements et les entreprises au nom des droits humains, elle l’est tout autant auprès d’internautes qui ne sont pas considérés comme des personnages publics.

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