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Test Skoda Citigo E iV : notre avis complet – Voitures

Publié par torrent9officiel

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Introduction

La revalorisation du bonus écologique vous a peut-être incité à passer au 100 % électrique, tout du moins pour votre véhicule dédié à vos « petits déplacements » du quotidien. Si c’est le cas, on vous le dit sans détour, la Skoda Citigo E iV, qui promet notamment une autonomie de 260 km environ, mérite toute votre attention. On vous explique pourquoi.

Et si elle avait tout compris…

Quel délire ! On peut vous l’assurer, l’essai de cette Skoda électrique, la Citigo E iV de son patronyme complet, s’est avéré très intéressant, enthousiasmant, rafraîchissant et même parfois franchement amusant… Bref un bon bol d’air et de légèreté franchement bienvenu après plusieurs de mois de confinement. Nous y allons y revenir en détail, mais cette auto s’est montrée agile, dynamique, facile à vivre et frugale, soit l’essentiel des critères d’une bonne citadine électrique. Si, si, on vous l’assure. Et si cette Citigo e iV avait tout compris au marché de l’électrique…?

Fiche technique de la Skoda Citigo e iV

ModèleSkoda Citigo E iV
Catégorie Citadines
Puissance (chevaux) 83 chevaux
Puissance (kw) 61 kw
0 à 100 km/h 12.5 secondes
Niveau d’autonomie Autonomie complète
Vitesse max 130 km/h
Taille de l’écran principale 5 pouces
Prises côté voiture Type 2
Longueur 3597 mm
Hauteur 1481 mm
Largeur 1627 mm
Prix entrée de gamme 21600 euros
Fiche produit

Une voiture électrique neuve à moins de 11 000 euros

Il faut dire que la promesse d’acquérir une auto électrique, neuve, pour des tarifs plutôt modestes pèse dans la balance. Avant même que le bonus écologique soit réévalué à la hausse, la Citigo E iV était déjà la plus abordable des voitures électriques. Depuis, même si l’offre s’est étoffée, elle conserve ce noble titre et gros avantage. Rappelons toutefois que si le bonus écologique est désormais plafonné à 7000 euros, il est aussi limité à 27 % du prix de la voiture. Du coup, le bonus pour cette Citigo e iV n’atteint jamais son maximum. En l’occurrence, il est de 5832 euros pour la version Ambition (21 600 euros) qui porte son prix à 15 770 euros et de 6175 euros pour la version Style (22 870 euros), accessible à partir de 16 695 euros.

Moins de 11 000 euros en cumulant toutes les aides

Pour peu que vous ayez les moyens de prétendre à la prime à la conversion et ce sont encore 5000 euros de remise qui vous seront accordés. Une auto neuve, électrique, taillée pour la ville, qui vous coûtera (vraisemblablement) assez peu en entretien et en carburant, à moins de 11 000 euros… Pas mal non ? Avouez qu’il y a de quoi se laisser tenter et sans doute s’accommoder de son look… qui ne plaira pas à tout le monde.

Infos techniques, design et gabarit de la Skoda Citigo E iV

Nous ne serions pas surpris en effet que certains d’entre vous réagissent d’entrée de jeu avec quelques boutades concernant le design de cette Skoda Citigo E iV. Mais, pour le coup, celui-ci est calqué sur le look de la version thermique, alors depuis 2012… vous avez bien eu le temps de vous y faire. Et puis on ne peut pas s’offusquer quand un constructeur lance un SUV électrique et reprocher à d’autres de répondre à la demande avec de petites autos compactes. Ne dit-on pas que tous les goûts sont dans la nature ? C’est pourquoi nous nous garderons bien de donner un avis catégorique. D’autant que cette Skoda Citigo E iV a plutôt fini par nous séduire au cours de cette semaine de test.

L’arrière est très « vertical » pour conserver des dimensions de petite citadine (3,59 x 1,64 x 1,48 m). C’est plus accueillant sur les flancs et, là encore, compte tenu de son gabarit, les surfaces vitrées sont assez importantes. Enfin, à l’avant les lignes tendues du capot et du bas de caisse apportent un peu de sportivité à notre version Style.

L’avant a presque quelque chose de… racé.

Sur ce marché il y a deux autres modèles qui lui ressemblent tout particulièrement, il s’agit de la Volkswagen e-UP ! et de la Seat Mii Electric. Et pour cause, ces trois cousines membres du groupe Volkswagen se partagent la même base, à savoir : un petit moteur électrique de 61 kW (équivalent 83 ch), alimenté par un pack de batteries Lithium-Ion affichant une capacité de 36,8 kWh, mais dont la capacité utile est en fait de 32,3 kWh.

Sous le capot

Le reste étant mis de côté afin de préserver la durée de vie des batteries. Néanmoins, cette Citigo E iV prétend à autonomie de 274 km en ville et 225 km selon le cycle mixte WLTP. Une promesse intéressante donc pour celle qui devrait essentiellement évoluer en ville avant de retrouver sa prise domestique, sa Wallbox ou, dans le meilleur des cas, une borne de charge rapide.

Certaines enseignes proposent toujours de la recharge gratuite.

En effet, cette Citigo E iV est livrée avec un câble de type mode 2 (6 mètres) supportant une puissance de 2,3 kW. Le cas échéant il faudra 12h43 pour recharger l’auto à 80 % et 16h environ pour faire le plein. À noter que ce câble qui intègre un transformateur imposant nous a semblé assez léger. Un atout pour les manipulations du quotidien. Sur une Wallbox 7,2 kW et avec le câble type 3, les temps de charge tombent à 4h15 (80 %) et de 5h à 5h30 pour le plein complet.

Jusqu’à 40 kW pour la charge via cette interface CCS.

Enfin, sur une borne de charge rapide, son interface Combo CSS (type 4) permet d’accéder à une puissance comprise entre 22 et 40 kW réduisant à 1h la charge à 80 % et 1h44 la charge complète. Attention toutefois, seule la version la Citigo E iV dans sa finition Style est dotée en série de cette interface CCS. Il faudra ajouter 600 euros pour la version Ambition.

Confort et vie à bord

Avec moins de 4 mètres de longueur, il est évident que la Citigo E iV offre un espace de vie à bord plutôt modéré. Modéré, mais clairement pas ridicule, y compris pour des déplacements à quatre personnes (deux adultes et deux ados dans notre cas)… tant qu’il n’est pas question d’emporter trop de bagages. D’ailleurs, transporter le contenu d’un caddie plein (de supermarché) peut aussi relever du défi s’il faut se contenter des 250 litres.

Skoda propose un plancher rigide en option (70 euros sur les deux versions) pratique pour protéger un peu plus encore ses effets ou, tout simplement, stocker les câbles de charge sans que cela encombre le reste du coffre. Et puis Skoda est une marque connue pour multiplier les bonnes idées pratiques. Un porte gobelet à l’avant, un autre à l’arrière , un crochet pour un sac dans le coffre, un autre pour un sac à main au niveau de la boîte à gant (pour éviter que celui-ci soit posé sur le tapis de sol pas toujours très propre) et, enfin, des compartiments pour les lunettes, stylo et pièces à l’intérieur de la boîte à gants.

Dans l’ensemble, les sièges de la Citigo sont relativement confortables et ceux à l’avant présentent une particularité : ils sont chauffants, mais il s’agit d’une option facturée 200 euros (indisponible sur la finition Ambition). Nous avons trouvé le maintien latéral tout à fait convenable. En revanche, une particularité de cette auto, liée à son prix, pose quelques problèmes.

Le manque de garniture n’optimise pas le confort.

Dans cette chasse aux coûts et aux kilos (la Citigo pèse tout de même 1235 kg), le constructeur a décidé de réduire l’habillage des contre-portes. Les panneaux en plastique se limitent à l’essentiel, impactant le confort de deux manières. La première est que la partie métallique supérieure n’est pas très agréable lorsque, pour se détendre un peu, on y appose le coude. La seconde, c’est que ces parties métalliques apparentes et le manque d’isolation qui va avec, font qu’on ressent très bien la chaleur — comme le froid d’ailleurs — s’infiltrer par conductivité des matériaux dans l’habitacle.

À l’arrière, les fenêtres n’offrent pas une grande aération.

On pourra ouvrir en grand les fenêtres à l’avant, mais les passagers arrière, limités à une ouverture très partielle de la fenêtre, préféreront l’utilisation de la climatisation, quitte à sacrifier quelques kilomètres d’autonomie.

Infodivertissement : le smartphone est Roi !

Le roi à bord, c’est votre smartphone. Pour réduire les coûts et peut-être se la jouer un peu « moderne » aussi, les trois marques du groupe VW ont décidé de ne pas intégrer de grand écran dans leurs autos. En lieu et place, ou presque, on trouve un support pour smartphone… et même pour petits smartphones devrions-nous dire.

Pas d’écran à bord, votre smartphone fait tout.

Si vous avez un mobile dont l’écran dépasse 5 pouces, il se peut qu’il vous ne puissiez pas l’installer dans ce berceau. Auquel cas autant vous économisez la trentaine d’euros facturés en option. Pas donné, certes, mais celui-ci est conçu avec la robustesse qui s’impose dans le monde de l’automobile. En d’autres termes, non seulement le téléphone est bien pincé à l’intérieur, mais le support ne devrait pas se transformer en projectile dangereux en cas de chocs.

Quoi qu’il en soit, le rôle du smartphone reste inchangé, à savoir qu’il joue le rôle d’extension d’infodivertissement, reprenant les fonctions multimédias, la navigation, livrant aussi les indications quant à la consommation électrique du véhicule.

L’application Move & Fun

Tout se passe depuis une application mobile Skoda Move & Fun, dont la fluidité est impeccable. Les premières étapes d’utilisation consistent à personnaliser les deux écrans d’accueil principaux de l’appli avec quelques Widgets. La navigation, la conso et la radio seront notre premier écran. La gestion de l’énergie, l’autonomie restante et un raccourci vers notre répertoire téléphonique sont les trois « tuiles » qui occuperont la seconde page.

À noter qu’il faut évidemment télécharger la cartographie et que la carte des routes de France pèse un peu moins de 2 Go — comptez 10 Go pour l’Europe. La bonne nouvelle c’est que Skoda s’est associé à TomTom pour la partie navigation. Du coup, la cartographie nous semble à jour (y compris sur les indications de limitation de vitesse), l’interface fluide, les fonctions de recherche sont efficaces tant pour les adresses que pour les points d’intérêts et, surtout, les instructions de navigation sont impeccables.

Pour couronner le tout, la connexion internet de votre mobile permet d’accéder au service d’information trafic de TomTom, là encore une référence en la matière.

Un petit écran et quelques boutons pour piloter les fonctions d’autoradio Bluetooth

Étant donné que le smartphone assure les fonctions multimédias, il est vivement recommandé de le brancher en USB pour ne pas se retrouver en panne de batterie. Le connecteur est, dans notre cas, dissimulé derrière le support, mais il est à noter que la connexion Bluetooth suffit pour faire fonctionner l’application Move & Fun.

Pour limiter les interactions avec l’écran tactile de votre smartphone (qui peut être assez petit d’ailleurs) il est évidemment possible d’utiliser le système « multimédia basique » intégré à l’auto qui, sitôt qu’on y connecte son smartphone, propose des raccourcis directs vers l’essentiel des fonctions. Évidemment, il est possible de ne pas indispensable d’utiliser l’application Move & Fun pour écouter la radio ou encore passer un appel en Bluetooth via son mobile. Les quelques boutons du système permettent de le faire.

Skoda Citigo e iV : joueuse et économe

À l’issue de notre semaine de test, le compteur affiche 443 km. Mea culpa, nous avions oublié de réinitialiser le compteur de l’auto sur les premiers jours essentiellement composés de déplacement en ville. Qu’a à cela ne tienne, il est de toute façon impossible de livrer un verdict ferme et définitif sur la consommation d’un auto électrique tant elle est sujette aux variations de climat, de profil de route et au comportement du conducteur.

Ainsi, à la fin de notre essai qui comptabilise 443 km, cette même électronique affiche (sur son écran minimaliste, précisons-le) une consommation moyenne de 10,7 kWh/100. Pas mal. Pas mal du tout même ! On peut vous le dire, nous n’avons pas manqué de jouer de son tempérament dynamique et plutôt rassurant en raison d’une (relativement) bonne tenue de route.

Attention, nous n’avons pas dit « sportif ». Jamais, avec une puissance équivalente à 83 ch (61 kW) et un couple annoncé de 212 Nm, vous ne serez collés au siège. D’ailleurs le 0 à 100 km/h est abattu en 12,3 secondes, ce qui reste une performance modeste. Mais pour autant, son petit gabarit, son agilité, son centre de gravité très bas, sa capacité à décoller au passage au feu vert ou au stop, mais aussi à se faufiler, font qu’on multiplie non pas les excès de vitesse (ou la conduite dangereuse), mais une conduite plus enjouée.

Alors, considérer que nous pourrions faire 300 km (avec cette conso de 10,7 kWh/h et une capacité utile de 32,2 kWh) sur les routes mixtes (ville, réseau secondaire et autoroute) comme nous les avons parcourus, on se dit que la performance est bonne. D’autant que sur notre dernier trajet de 43 km, dont le profil peut paraître typique du « travailleur automobiliste » aujourd’hui (ville, autoroute A15, A86, A14, périphérique… puis Paris), la consommation est même tombée à 9,1 kWh/100 km, avec la climatisation. D’ailleurs, la bonne météo de nos journées d’essai (entre 18 et 24 degrés), à largement contribué à ces bonnes moyennes.

Pour les trajets sur voies rapides, le régulateur de vitesse (non adaptatif) ne manque pas de faire apprécier, mais attention, il s’agit d’une option à 120 euros. D’ailleurs, quitte à choisir un complément d’équipement, nous aurions eu une préférence pour les radars de recul, absents de notre modèle d’essai et facturés eux aussi en option, mais à 250 euros. Compte tenu de la visibilité arrière, on vous les recommande vivement, ça évitera sans doute les retouches de peinture.

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A propos du rédacteur

torrent9officiel

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